Carl Gustav Jung, psychologue suisse et fondateur de la psychologie analytique, offre une perspective particulière sur les EMI en les intégrant dans son modèle de l’inconscient collectif et des archétypes. Jung lui-même aurait vécu une EMI lors d’une crise cardiaque en 1944, une expérience qu’il décrit dans Ma vie. Il rapporte avoir eu la sensation de quitter son corps et de contempler la Terre depuis une grande hauteur, accompagné d’une vision de lumière et de symboles spirituels. Pour Jung, une EMI constitue un voyage dans les profondeurs de l’inconscient collectif, un domaine partagé par l’humanité tout entière. Les images archétypiques – telles que la lumière, le tunnel ou les figures spirituelles – émergent dans ces expériences comme des manifestations des structures fondamentales de l’âme humaine. Jung considérait les EMI comme des processus d’individuation, une confrontation avec le Soi, c’est-à-dire le centre intégrateur de la psyché. Elles symbolisent, selon lui, une transition entre la vie et la mort, mais également une opportunité pour l’âme de se réconcilier avec son essence profonde.
